Un nouveau départ pour l'Afrique, une nouvelle aventure au Tchad à suivre sur
http://theblogtrotters.over-blog.com/
A bientôt ...
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Un nouveau départ pour l'Afrique, une nouvelle aventure au Tchad à suivre sur
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A bientôt ...
Petit article pour donner quelques nouvelles de Banki et de la Ferme depuis mon départ du Cameroun.
La magie du téléphone, par dela les fontières, Richard est au bout de fil....
Il m'annonce fièrement qu'une nouvelle bande de poulet est sortie pour noël. Un nouveau puit se creuse pour enfin apporter de l'eau en permanence.
Et puis grande victoire pour moi, Pauline, ma plus fildèle élève et amie, vient de créer son poulailler à la maison. Elle a reçu 200 poussins et va pouvoir mieux nourrir ses enfants et améliorer
son revenu.
Objetcif atteind, ma mission est remplie, la boucle est bouclée.....
Maintenant, nouveau projet, pour apporter ailleurs, pour d'autres, à deux...... l'aventure africaine continue.....
RDV très bientôt.
Décourverte de l'extrême nord du Cameroun
L’extrême nord du Cameroun toute une aventure qui commence dès le début avec le voyage pour y accéder.
Le principal moyen est le train au départ de Yaoundé. Dans le train, 2 solutions la première classe et la seconde. On affiche par wagon 80 places assises et 45 debouts. Très vite, les allées se remplissent de passagers, dormant parfois à même le sol. De nombreux vendeurs circulent enjambent pour proposer toutes sortes de produits des gateaux bonbons aux produits miracles soignant tous les maux de la terre !
Nous traversons une dizaine de gare sur le trajet. A chaque heure de la nuit, des enfants sont là pour vendre des fruits, du miel, du manioc….
Pas facile de dormir, entre les discussions enflammées, les arrêts, les cafards….
Après 14h00, nous atteignons enfin Ngaoundéré, première ville du nord. Courte pause pour nos fesses, puisque nous enchaînons directement pas le bus pour Maroua
3 jours pour
parcourir 1600 km…. Le retour se fera en 1ère !!!.

Maroua est la ville principale de l’extrême nord du Cameroun. On y découvre un autre visage du pays. Les paysages sont très rocheux et malgré le début de la saison pluvieuse encore sec et
aride.
Dans cette ville, un grand nombre de camerounais sont musulmans, les mosquées fleurissent dans chaque quartier et chantent l’appel à la prière. A ce moment plus rien ne compte, ni même une négociation acharnée, l’appel est plus fort, il ne reste qu’à attendre.
Hommes femmes et enfants sont tous vêtus des tenues traditionnelles.
Nous sillonnons les ruelles sableuses de la ville en moto taxi, de la tannerie, à la forge, et aux marmitteries, nous découvrons un monde très différent de l’ouest Cameroun. L’ambiance est plus calme, plus reposante, nous apprécions de pouvoir marcher sans être interpellé a tout moment, on se sent plus respecté.
La mendicité est très importante, de nombreux enfants parfois accompagnés d’un aveugle circulent dans la ville à la recherche d’une petite pièce. On nous explique que pour la plupart, ils sont abandonnés par les parents aux mains des maîtres coraniques. Ils ne sont pas scolarisés, ne connaissent pas le français.
Maroua est
traversée par la rivière Kalio, très impressionnante puisque complètement asséchée, elle devient terrain de jeu en attendant que la pluie la remplisse à nouveau.
Maroua, c’est aussi l’occasion de voir les volontaires DCC. Jérôme travaille sur un beau projet de pisciculture pour un orphelinat. La production de poissons permettra de nourrir les enfants. Benjamin lui s’occupe de recherche de financement pour une grande fondation agissant dans plusieurs domaines, orphelinat, formation professionnelle pour les handicapés et une école des sourds.
Rhumsiki,
En route pour le lieu touristique le plus réputé du Cameroun, à la frontière du Nigéria, Rhumsiki est un petit village des hauts plateaux ou se dressent à perte de vue des pics de laves de plus de 1000mètres parfois
Le plus haut, 1224mètres, est appelé Siki du nom du premier habitant ce qui donna Rhumsiki, le mont de Siki. A l’époque ou les arabes
envahissaient l’Afrique ce pic servait d’observatoire et de refuge lors des attaques en provenance du Nigeria.
Aujourd’hui, ce site au paysage unique abrite quelques villageois vivant du travail de la terre et du tourisme bien sur ! ( ce qui n’a pas toujours un impact positif….)
Maga
Direction l’est de Maroua, pour Maga, cette fois ci à la frontière du Tchad. Maga est très connu par son fameux lac peuplé d’hippopotames.
Anciennement investi par les chinois pour des études sur la pêche, Maga est devenu un village fantôme suite à leur départ. Les habitants vivent principalement de la pêche de la silure et aux tilapia mais il n’y a aucun développement économique. Les hippo représentent le seul point d’intérêt.
Ils vivent en
colonie sur les bords du lac et se laissent aisément apercevoir mais surtout pas approcher. Cet animal peut s’avérer très agressif, les attaques d’hippos sont d’ailleurs la première cause de
mortalité d’attaque d’animaux en Afrique.
Une
bière sur une pirogue entre deux pays, nous partons pour Yagoua. A droite le Cameroun, à gauche le Tchad, le fleuve Logone est la frontière naturelle entre les 2 pays. Une différence marquante, à
droite beaucoup de monde qui nous salue, joue, pêche, et à gauche personne, seuls des douaniers armés jusqu’au dents nous demandant de justifier notre passage (la frontière étant sous l’autorité
du Tchad)
Après 4h00 de voyage (beaucoup plus agréable pour notre sens olfactif que le bus !), nous arrivons à Yagoua. Nous y rencontrons Bernard qui nous réserve un accueil surprenant, resto, bières et motos, il nous offre tout, « vous êtes mes étrangers ».
Prochaine
étape, Lagdo, réputé pour son lac bleu et connu pour sa grande centrale hydroélectrique. Pour nous, c’est surtout l’occasion de prendre un peu de repos, tarot au bord de l’eau où pataugent
quelques hippopotames. L’occasion aussi de visiter le dispensaire, et oui les amibes ont chatouillé l’estomac de certains…. (je vous passe les détails).
Le périple se termine par la ville d’arrivée Ngaoundéré.
Reprendre le train (en première classe cette fois !), et retour chez nous dans la verdure et le froid….
On dit du Cameroun, qu’il est l’Afrique en miniature. Des paysages secs et arides du Nord, à la forêt tropicale de l’est, aux montages
de l’ouest, et le littoral, le Cameroun nous offre ses sourires, sa chaleur, sa culture et ses traditions ethniques. Des images gravées, un petit bout de bonheur simple pour deux bretons rêvant
d’ailleurs….
Prochain voyage la France…
Comme on dit ici, même père même mère, frère de sang
!!!
Poussins devenus poulets…..
Après 45 jours de
production, voici le résultat de notre travail…..
100 beaux poulets de 3kg !
Les poulets sont vendus vivants. Nos principaux acheteurs ont été les personnels de l’hôpital des sœurs. Nous pouvions les voir ensuite dans les services avec leurs poulets sous le bras.
Evidement, je
n’ai pas résisté à manger ma part…. Petit we à Banki avec dégustation de poulet et plantain braisé (Ewen, j’ai gardé ta part au frigo !)
Maud et Hélène en plein travail !
9km pour manger du poulet..............
Plus que deux petits mois au Cameroun. L’échéance est d'autant plus marquante puisque mon remplaçant camerounais est arrivé depuis 15jours. Pas facile de commencer
« déjà » à laisser les clés de la ferme et du projet. Et surtout pas facile de gérer deux salariés camerounais qui ont beaucoup de mal à garder leur place et accepter qu’une blanche,
qui pourrait être le fille, les dirige.
Pas facile pour moi non plus d’avoir ce rôle de patronne et de contrôleur. Il faut vérifier en permanence qu’ils sont bien au travail, que rien n’est volé ou magouillé. Régulièrement, je dois recadrer, discuter et parfois m’énerver et menacer.
D’ailleurs, je m’inquiète beaucoup de l’avenir de cette ferme. Je n’ai pas eu assez de temps pour vérifier l'honnêté de chacun afin de savoir si nous pouvons faire confiance.
Il y a quand même des satisfactions comme les progrès et la motivation des élèves (qui ne sont plus que deux !!!), les bons résultats techniques.
En Afrique, il
faut accepter « le peu » et savoir traduire les gestes et les mots de reconnaissances. Qui sont très rares il faut bien le reconnaître mais après tout on est pas la pour
ça.
VU ET ENTENDU
Traditions…..
Le deuil, lourd à porter, surtout pour les femmes….
Qu’elles perdent leur père, leur mari, leur enfant, la tradition veut qu’elles portent le noir et qu’elles se rasent la tête… Le deuil doit se savoir, se voir.
Dans les coulisses se déroulent aussi de nombreuses cérémonies traditionnelles permettant d’éloigner les mauvais esprits et protéger ceux qui restent. Il est très rare d’y assister mais elles sont généralement humiliantes pour notre œil d’occidental.
Le poids de la procréation….
Une femme sans enfant, n’est rien, pire, elle représente un poids pour sa famille et la déshonore. Lorsqu’elle décède, elle est enterrée avec une pierre dans la main. Dans une première vie, elle a été inutile sur terre car non mère, la pierre est le poids qui l’empêche de revenir pour une deuxième vie.
Cette tradition mène à des discours terribles. Par exemple, on se félicite du viol d’une handicapée, et on n’est reconnaissant envers « le géniteur » pour son dévouement.
Les jumeaux
Ils sont très nombreux au Cameroun. Ils représentent généralement des enfants sacrés. La tradition veut qu’après des jumeaux, le couple doit faire un autre enfant qui suit les doubles.
Les parents sont appelés Magni (mère des jumeaux) et Tagni (père des jumeaux).
La grossesse
Pas d’annonce en fanfare lorsqu’une femme apprend qu’elle est enceinte. La grossesse est cachée le plus longtemps possible afin de protéger l’enfant des mauvais esprits. Impossible également de toucher le ventre arrondis…
Prénoms: Princesse,
Poupée, Minette, Député
Je pense bien à vous et à bientôt.............
...
Monts Manenguba, point culminant 2000 mètres, très connu pour ses deux lacs cratères.
Afin de faire nos touristes blancs à fond, nous sommes partis à cheval pour faire l'ascencion.
Les chevaux Bororos sont de toutes petites tailles et à chaque pas, nous avons peur qu'ils s'écroulent sous nos fesses....
Voila maintenant un certain temps que je n’ai pas écrit et pas donné de news alors voici une petite rétrospective de ces dernières semaines……
12 avril, mariage Franco-camerounais.
Claire, coopérante DCC, se marie avec Innocent. Mariage à la camerounaise avec 2h00 de retard ! Et un maire qui demande « régime monogame ou polygame ? ».
A cette occasion, les mariés avaient choisi un pagne (tissu local).
1er mai, fête du travail.
Férié et fêté au Cameroun depuis seulement 6ans, le 1er mai est d’une importance incroyable. Les employés défilent dans les rues en affichant fièrement les couleurs de leur entreprise et en marchant aux pas militaire sur le rythme des tambours.
Après 3h00 de retard, sous un soleil de plomb, le défilé a enfin commencé…….
3 mai, Inauguration de DREAM,
« Combattre le Sida en Afrique c’est possible. » ????
Premier centre au Cameroun et 4ème en Afrique, DREAM est un centre spécialisé (partenariat entre les Sœurs et une ONG Italienne) dans le traitement et l’accompagnement des malades du VIH Sida. Les soins sont gratuits et encadrés par des médecins formés et des groupes de soutien formé par des séropositifs. Une révolution, surtout lorsque l’on sait que le Sida est encore un tabou au Cameroun dont la cause est la sorcellerie.
A cette occasion, une grande réception a été organisée pour recevoir entre autre le Ministre de la Santé (qui s’est décommandé au dernier moment !)
Discours officiels et danses traditionnelles…..
Un nouveau quotidien,
Enfin, je retrouve l’Afrique comme je l’avais découverte au Burkina Faso.
Mon quotidien se partage désormais entre deux mondes, celui du village ou la vie est restée ancestrale et celui de la ville ou la modernité côtoie les traditions.
Chaque jour est différent, petit à petit, je ne suis plus la sœur ou la blanche mais Marion. Les villageois s’habituent doucement à ma présence, on s’arrête pour échanger quelques mots, et ils rient de m’entendre parler en patois…. Parfois, la route se fait bien mais souvent elle est impraticable. Une seule solution laisser le pic up et finir à pied. C’est l’occasion de faire du sport (45minutes) mais surtout de rencontrer les habitants et de leur montrer que les blancs savent marcher et que la pluie ne les tue pas !!!
Au bout de la route, il y a la classe et mes 4, fidèles, élèves,
deux garçons et deux mamans avec accrochés à leurs seins les bébés, Ulrich et Raphaël.
Le début n’a pas été facile, il a fallu apprendre à se connaître, adapter et simplifier au maximum le discours expliquer les mots symptôme, croissance, aérer, digestion….
Il y a aussi mes 4 petits (Sorelle, Rochinel, Idris et Zidane), qui dans le fond de la classe dessinent ou se tartinent la figure de craie….Après la
théorie, nous allons tous ensemble dans le poulailler. Les poussins, qui sont désormais de jeunes poulets de 1kg, deviennent nos cobayes, rien de mieux que les TP pour comprendre le cours.
C’est toujours un grand plaisir de partir à Banki pour retrouver ce petit monde à part, partager leur vie, comprendre les coutumes et les traditions.
La principale activité au village est le champ. La culture du maïs, des haricots et des tomates représente l’essentiel du revenu des villageois. Ils y accordent tellement d’importance que la scolarité des enfants est une option et donc le nombre d’analphabète est impressionnant. Les parents préfèrent souvent envoyer l’enfant au champ ou au marché plutôt qu’à la maternelle pour apprendre le français !
Mais il y a des jours, ou les choses sont plus difficiles, un bandit brûlé vif sous mes yeux ou comme aujourd’hui le village en deuil. Un enfant est parti, après son frère jumeau en mars et la maman en mai dernier, la mort frappe à nouveau avec pour seule explication la sorcellerie.
Parfois, les mots, les sourires suffisent à effacer ces images de douleurs et de misères mais parfois…
VU ET ENTENDU
Une grand-mère a voyagé aux Etats-Unis pour rendre visite à son petit fils dans une boite à sardine.
Une histoire de vampire : ils sont bien présents au Cameroun, pour s’en protéger une seule solution, répandre du sel autour de sa maison. Les vampires vivent dans le corps des gens qui se transmet de mère en fils…. Que répondre à cette question : « est ce qu’il y a des vampires en Europe ? ».
Lors du mariage, nous avions décoré la voiture des mariés avec du papier toilette. Une camerounaise nous dit : « attention à la voiture parce que s’il pleut vous ne pourrez pas récupéré le papier !!!! »
Un petit mot pour souhaiter la bienvenue dans notre monde à la petite Lauriane et puis bien sur félicitation à ses parents Sophie et Régis.
je vous embrasse et RDV le 30 août.
Vous les attendiez tous, voila donc en exclusivité pour vous les photos des poussins de la ferme école de Banki….
Après l’attente du chargement,
Après la panne de voiture…
Les poussins sont enfin arrivés chez eux. Petit poulailler de 10m2 chauffé à 30°C.